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Oujda: la justice suspend les frais imposés aux doctorants fonctionnaires

Le tribunal administratif d’Oujda a rendu ce mercredi 3 décembre un jugement ordonnant la suspension de la décision du conseil de l’Université Mohammed Ier qui imposait des frais d’inscription aux doctorants fonctionnaires.

Cette décision intervient après le large débat suscité par la mesure au sein du milieu universitaire, permettant ainsi aux concernés de poursuivre leurs études doctorales normalement, sans obstacles financiers ou administratifs.

Il est à rappeler que plusieurs fonctionnaires souhaitant s’inscrire en doctorat avaient déposé des recours contre cette décision, estimant que « l’imposition de frais porte atteinte à leur droit de poursuivre leur parcours académique, d’autant que la plupart assument déjà des charges professionnelles et sociales qui rendent ces frais particulièrement lourds ».

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Ce développement survient dans un contexte national marqué par une forte tension dans l’université marocaine. Des établissements ont été le théâtre de sit-in et de protestations de doctorants, fonctionnaires ou non, pour rejeter une décision qu’ils qualifient d’« atteinte à la gratuité de l’enseignement supérieur et à l’égalité des chances ».

Le jugement du tribunal administratif d’Oujda pourrait ouvrir la voie à d’autres doctorants dans différentes universités pour contester des décisions similaires, au moment où la contestation contre ces frais de formation et de recherche ne cesse de prendre de l’ampleur. Cela fait plusieurs mois que la contestation enfle dans les milieux universitaires. Les grandes organisations étudiantes marocaines dénoncent un texte adopté en l’absence de toute approche participative.

Les élèves ingénieurs, les étudiants en médecine ainsi que les différentes sections de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) dénoncent une absence de volonté politique réelle pour réformer l’université marocaine.

 Ces organisations dénoncent un processus unilatéral pour un chantier stratégique. Plus grave encore, selon elles, cette réforme «ouvrirait la voie à une privatisation rampante de l’enseignement supérieur, par des dispositions juridiques ambiguës. Une dérive qui mettrait en péril la gratuité de l’université publique et le principe d’égalité des chances, menaçant des milliers d’étudiants issus de milieux modestes. »

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Mots  Clés: 

Université Mohammed Ier | Frais d’inscription | Doctorants | Tribunal administratif | Contestation | Gratuité | Égalité des chances | Réforme


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