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Réforme de l'enseignement supérieur : La révolution miraoui

Moins de deux ans après son installation, l’ancien président emblématique de l’Université Cadi- Ayyad avait lancé sur les chapeaux de roue son plan pour accélérer la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur. Les ambitions sont donc bien là, mais a-t-il les moyens de les atteindre? Les défis qu’il doit relever sont, pour le moins, multiples et de taille. Le 12 août 2022, Jeune Afrique lâchait une véritable bombe. Dans un article qu’il avait publié sur son site web, l’hebdomadaire panafricain basé à Paris assurait qu’un remaniement était “en vue” au niveau du gouvernement Aziz Akhannouch. Et qu’il “interviendrait avant la rentrée parlementaire”. Dans le viseur, deux hommes, principalement. Le premier était le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi. Du point de vue des observateurs, la possibilité qu’il soit débarqué tombait, de toute façon, sous le sens. Depuis son intronisation place Mamounia à Rabat -siège de son département-, le secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM) accusait une multitude de casseroles sur lesquelles il serait fastidieux de revenir en détail et n’avait eu besoin que de quelques mois pour se mettre à dos l’ensemble du corps de la magistrature -situation qui, le moins que l’on puisse dire, ne s’est pas vraiment arrangée, depuis. Feuille de route Et l’autre ministre que citait “JA”, c’était… celui de l’Enseignement supérieur, à savoir Abdellatif Miraoui. Considérant que la source est généralement bien informée et crédible, d’aucuns avaient alors commencé à inventer à ce dernier toute sorte de raisons pour légitimer un départ du gouvernement. En gros, on aurait considéré qu’en près d’un an au sein de l’Exécutif, il n’aurait pas donné satisfaction. Sauf qu’aucun des motifs invoqués ne tenait vraiment la route, et il va de soi que M. Miraoui avance aujourd’hui allègrement, quelque huit mois plus tard, dans sa deuxième année d’exercice gouvernemental. Son “PACTE ESRI”, acronyme pour “Plan d’accélération de la transformation de l’écosystème d’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation”, va bon train. Et c’était d’ailleurs déjà le cas au moment où on l’avait dit partant, puisque c’est dès février 2022 que cette feuille de route avait commencé à être mise en oeuvre. M. Miraoui s’était notamment rendu dans les douze régions du Royaume, et ce près de trois mois et demi durant à partir de la mi-mars 2022, à des fins déclarées de “co-construction” dudit plan avec les acteurs locaux. Se trouvait-il, in fine, être une cible collatérale d’un tir visant en premier lieu le PAM, auquel, au même titre que M. Ouahbi, il appartient? Si c’est bien sûr sous les couleurs du parti du tracteur qu’il est ministre, c’est en fait en tant que titulaire de la confiance du roi Mohammed VI qu’il a avant tout reçu, ce mardi 18 avril 2023, les équipes de Maroc Hebdo dans ses bureaux.

| | Numéro Spécial Décisions Marketing 2026 | | Co-rédacteur·trice en chef de la revue Recherche et Applications en Marketing (RAM) | | Bourses de Doctorat et Postdoctorat à l'ULB | | Great Minds Fellowship | | Programme de Masters Régionaux | | Offre de Contrat Doctoral - Projet ANR ECOS